Denis Chetboune

Biography : Denis Chetboune, french artist, sculptor.

Né en 1955, Denis Chetboune est un autodidacte revendiqué.

Incessamment tourmenté par l’homme et ses souffrances, Denis Chetboune s’exprime dans un art sculptural qui donne à voir des anatomies fragmentées, douloureuses. Les corps oblitérés obsèdent l’art de l’artiste, réapparaissant sans cesse et ne nous permettant jamais d’oublier l’Histoire et les origines de sa démarche artistique.
Dans le même temps, ce qui résulte de la divergence produite entre le plein et le vide, le groupe et l’unité, le mouvement et le statique, crée ce vocabulaire d’expression formelle.
Il serait difficile et sans doute superflu de chercher à dissocier le chevauchement de la mémoire et de la contemplation, de l’interprétation et de l’expression, de l’onirisme et des symboles.
Tous ces éléments se retrouvent dans ses thèmes artistiques en des manifestations coexistantes. Et tous contribuent à cette quête du vrai, à ce besoin de réponses aux vastes questions que son intuition et sa sensibilité au monde lui imposent.
Denis Chetboune est exigeant, il l’a toujours prouvé dans ses créations. Il a rapidement cerné les questions centrales qui allaient sous-entendre son Art : le passé et le futur, la vie et la mort, l’espoir et la résignation, la douleur et la joie…

Sculpter devient une volonté consciente ou non d’être le porteur de lumière qui lui permet d’alléger les maux qu’apporte inévitablement la conscience du mal.

Il est difficile d’oublier les fondements des tragédies passées et présentes. Et pourtant rien dans l’art de Denis Chetboune ne prête à des interprétations spontanées, à des références précises.
Tandis que l’évolution de sa création atteste de sa grande indépendance, ses sculptures évoquent les œuvres de Giacometti, d’Egon Schiele, de Kokoschka ou de Lydie Arickx…

Tous ces artistes font de la figure humaine, l’expression dominante de leur créativité. Ainsi, cet usage de la déformation et de la mutation devient l’outil principal de la représentation du sort humain à travers les siècles. Plus encore, ces artistes, tout comme Denis Chetboune, parviennent à cerner la tension entre le sens aigu de la douleur et de sa catharsis par le biais de leur expression artistique sensible.

Une telle tension, générée par ces expériences visuelles dissonantes et son aboutissement créatif ne peut qu’enrichir notre perception de l’esthétisme tout en diluant les douleurs liées aux drames de la vie.

L’art de Denis Chetboune surgit du passé, exprime le présent, mais laisse augurer l’émergence d’un nouvel espoir en l’avenir.


Born in 1955, Denis Chetboune is a self-taught artist.

Incessantly tormented by man and his sufferings, Denis Chetboune expresses himself in a sculptural art which gives to see fragmented, painful anatomies. The obliterated bodies obsess the artist’s art, constantly reappearing and never allowing us to forget the history and origins of his artistic approach.
At the same time, what results from the divergence produced between the full and the empty, the group and the unity, the movement and the static, creates this vocabulary of formal expression.
It would be difficult and probably superfluous to try to dissociate the overlap of memory and contemplation, interpretation and expression, dreaming and symbols.
All these elements are found in his artistic themes in coexisting manifestations. And all of them contribute to this quest for truth, to this need for answers to the vast questions that his intuition and his sensitivity to the world impose on him.
Denis Chetboune is demanding, he has always proved it in his creations. He quickly identified the central questions that would underlie his art: the past and the future, life and death, hope and resignation, pain and joy…

Sculpting becomes a conscious or unconscious will to be the bearer of light that allows him to alleviate the evils that the awareness of evil inevitably brings.

It is difficult to forget the foundations of past and present tragedies. And yet nothing in Denis Chetboune’s art lends itself to spontaneous interpretations, to precise references.
While the evolution of his creation attests to his great independence, his sculptures evoke the works of Giacometti, Egon Schiele, Kokoschka or Lydie Arickx…

All these artists make the human figure the dominant expression of their creativity. Thus, this use of the deformation and the mutation becomes the principal tool of the representation of the human fate through the centuries. Even more, these artists, like Denis Chetboune, manage to identify the tension between the acute sense of pain and its catharsis through their sensitive artistic expression.

Such a tension, generated by these dissonant visual experiences and its creative outcome can only enrich our perception of aestheticism while diluting the pains related to the dramas of life.

Denis Chetboune’s art emerges from the past, expresses the present, but allows the emergence of a new hope in the future.


Prix et récompenses :

2011 – Prix de sculpture de la fondation Taylor.
2ème prix de sculpture des haras nationaux
2010 – 1er prix de sculpture de la Société Nationale des Beaux-Arts

Musées et expositions majeures :

Musée de Jaffa Tel Aviv
Carrousel du Louvre

Commandes publiques :

2022 : Buste de Kremer (résistant) pour la ville de Beausoleil.
2021 : Buste Rene Borghini. Installé au conseil national de Monaco.
Buste Gorgy Halpern. Installé à la maison des enfants d’Izieu.
2020 : Buste de Simone Veil pour la ville de Nice – Coulée Verte.
Buste de Simone Veil pour la ville de Beausoleil.
Sculpture pour le jardin du Monastère Saint Michel à Lorgues.
2019 : Installation du buste d’Elie Wiesel dans le Square du Temple – Elie-Wiesel à Paris.
Installation du buste d’Elie Wiesel en Roumanie.
2018 : Sculpture dans le Jardin-Mémorial des enfants du Vel’ d’Hiv’
2014 : Buste de Marcel Rajman, square Marcel Rajman, Paris 11ème

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