Patrick Moya

Né à Troyes en 1955, c’est à la Villa Arson de Nice que Patrick Moya fait ses études d’art dans les années 1970. Bientôt soutenu par la principale galerie de l’Ecole de Nice, il présente dès 1996 de grandes toiles et des sculptures au MAMAC, le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de la capitale azuréenne.

Puis il se met à rayonner dans le monde entier : après l’Italie où il expose très régulièrement depuis 1987, il est présent à Londres, en Allemagne, aux Etats-Unis, à Hong Kong, Taiwan, au Japon, en Corée, etc. Aux expositions de peintures et de sculptures s’ajoutent les performances ou happenings, sans oublier la création d’affiches ou les dessins de presse. Moya est partout, y compris dans les univers virtuels en 3D.

Quel que soit le support ou la technique, son style est immédiatement reconnaissable. “L’univers Moya est à la fois enchanté et légèrement pervers”, écrit la journaliste Florence Canarelli dans un ouvrage consacré à l’artiste. Un univers “peuplé d’ours en peluche et de drag-queens, de pinocchios et de cupidons, de pins parasols, d’éléphants volants et de diables ailés”.

Parmi ses personnages récurrents, la brebis Dolly – créée en 1998 d’après le premier mammifère cloné de l’histoire – est au fil des ans devenue culte en tant que mascotte de soirées techno branchées, les “Dolly Party”, au cours desquelles Patrick Moya intervient régulièrement pour des performances.

Moya ne dédaigne donc pas la fête, mais il invite aussi au recueillement et à la spiritualité, car à l’instar de Matisse ou de Cocteau, il a lui aussi été sollicité pour décorer un lieu de prière dans un village des Alpes-Maritimes : la chapelle Saint-Jean, de Clans, date du XVIIIe siècle, mais depuis 2007 elle est plus connue sous le nom de “chapelle Moya”.


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